La Déontologie

Par sa prestation de serment, l'avocat est soumis à des règles déontologiques sous la surveillance du bâtonnier et du conseil de l'Ordre, chargés par la loi de faire respecter la dignité, la probité et la loyauté de la profession. Les rapports des avocats avec les tiers s'articulent autour de trois principes fondamentaux : l'indépendance, la probité et le secret professionnel.

L'indépendance

L'avocat est indépendant du pouvoir, du juge, du client et de toute idée préconçue. Il ne peut accepter de prendre en charge des intérêts opposés. L'indépendance permet à l'avocat de s'exprimer librement devant les tribunaux (immunité de la plaidoirie) et lui donne le droit d'accepter ou de refuser une cause en conscience.

La probité

L'avocat est également tenu de respecter scrupuleusement les devoirs de la justice et de la morale et de s'abstenir de tout comportement, professionnel ou privé, susceptible de porter atteinte à l'honneur de sa profession.

Le secret professionel

L'avocat ne peut divulguer, ni être contraint de divulguer, les confidences qui lui sont faites. Dans le même esprit, la correspondance entre avocats et entre l'avocat et son client est confidentielle: sauf quelques exceptions précises, elle ne peut être produite en justice. Cette règle permet aux avocats de correspondre librement entre eux et avec leurs clients. Ils peuvent donc négocier sous le couvert de la confidentialité, ce qui est souvent la clé de la réussite d'une négociation.